Guide complet des types de parquet

Le parquet est un revêtement de sol élégant disponible sous diverses formes et finitions. Voici un aperçu complet des principaux types de parquet, incluant des conseils de sélection. Parmi les avantages des revêtements de sol en bois, nous soulignons l’excellente isolation thermique, l’isolation acoustique et la résistance à l’usure. En plus de créer une atmosphère chaleureuse, élégante et accueillante dans chaque pièce, le parquet bénéficie d’une durée de vie exceptionnellement longue : un simple ponçage suffit pour le renouveler complètement.

Sommaire :

  1. Parquet en bois massif
  2. Parquet contrecollé (multicouche)
  3. Sol stratifié
  4. Finitions et traitements
  5. Techniques de pose

Parquet en bois massif

Ce revêtement de sol haut de gamme est fabriqué entièrement en bois massif, sans aucune stratification. Il se compose d’une seule pièce de bois. En raison de sa structure en bois brut, qui sera ensuite poncée et polie, les fabricants choisissent généralement des essences de bois caractérisées par leur dureté, stabilité et résistance. Le parquet en bois massif (ou parquet traditionnel) est principalement composé de 99% de bois brut, nécessitant ponçage et polissage. Les bois plus durs sont privilégiés pour la fabrication de parquet massif, car la résistance, notamment en termes de stabilité, est essentielle. Cependant, les caractéristiques varient selon le type de bois utilisé, chaque essence présentant des propriétés spécifiques en termes de dureté et de résistance aux variations environnementales. De plus, compte tenu de la large gamme de tons, couleurs et motifs de veinage disponibles, vous pouvez choisir parmi les variantes suivantes de parquet en bois brut :

  • Parquet de couleur claire (sapin, érable, chêne, hêtre),
  • Parquet marron (iroko, teck, olivier, noyer et acacia),
  • Parquet rouge (cerisier, doussié, merbau),
  • Parquet foncé (wengé, jatoba, kosipo)

La transformation et le séchage du bois massif nécessitent un temps considérable, ce qui signifie que les meubles ou parquets fabriqués entièrement en bois massif auront un coût très élevé. Le poids et la présence d’impuretés comme les nœuds ou les petites fissures sont également des inconvénients. Les surfaces en bois massif sont « vivantes » et auront tendance à se fissurer ou à se déformer avec le temps. Un entretien régulier est nécessaire. L’épaisseur de ce type de bois varie d’un minimum de 10 mm et peut atteindre jusqu’à 22 mm. Le parquet en bois massif représente environ 30% du marché du parquet.

Parquet contrecollé (multicouche)

Ce parquet est composé de plusieurs couches de bois, avec une couche supérieure en bois noble (chêne, teck, frêne). Il coûte moins cher que le bois massif tout en offrant un excellent compromis entre esthétique et durabilité. Adapté aux systèmes de chauffage par le sol, il résiste mieux à l’humidité et aux variations de température, le rendant plus stable que le parquet en bois massif. L’épaisseur varie d’un minimum de 9 mm et peut atteindre 21 mm. Le parquet multicouche permet de créer de grandes lames, atteignant jusqu’à 5 mètres de longueur et 33 cm de largeur.

Une stabilité accrue est obtenue grâce à des lames contrebalancées avec du bois noble, c’est-à-dire des lames où la couche supérieure est en bois noble, suivie d’une couche intermédiaire, et enfin d’une couche inférieure supplémentaire en bois noble. Une structure à trois couches offre une stabilité maximale à la lame, quel que soit le type de bois utilisé. Les différentes couches absorbent chaque mouvement naturel du bois tout en permettant l’élasticité appropriée de la lame, qui est soumise aux contraintes environnementales (changements de température, chauffage par le sol, séchage de l’air).

Cette solution est la meilleure alternative au bois massif traditionnel (monocouche) et permet de travailler avec des lames de grande taille, tant en largeur qu’en longueur, tout en garantissant une stabilité maximale dans le temps et une planéité parfaite. Cependant, cela ne signifie pas que tous les parquets multicouches sont de la même qualité. Notre conseil est de choisir un parquet avec une couche supérieure en bois noble plus épaisse que la moyenne du marché de 2,5 – 3,5 – 4 mm. Il est également important d’éviter les couches inférieures fabriquées avec des matériaux pré-composites comme le contreplaqué, le bois déroulé ou le bois bicouche léger.

La meilleure solution est un parquet composé de trois couches de bois massif : la première couche en bois noble, d’une épaisseur de 4,5 – 5 mm, offre une bonne résistance à l’usure ; la deuxième couche en sapin massif garantit stabilité et cohérence structurelle ; et la troisième couche, une lame noble de 5 mm en chêne, mélèze ou autres bois précieux, contrebalance et absorbe les ajustements naturels du bois.

Deux exemples de parquet multicouche en comparaison

Sur la première photo, vous remarquerez une épaisse couche noble de 5 mm. Dans un parquet contrecollé de bonne qualité, celle-ci ne devrait jamais être inférieure à 2,5 mm. Une couche noble trop fine empêche le ponçage et réduit la durabilité du parquet. Il est également crucial de prêter attention aux autres couches. Les couches en MDF doivent être évitées, car elles ne garantissent ni stabilité ni cohérence. La deuxième photo montre un parquet contrecollé économique de faible qualité à 3 couches.

Parquet contrecollé 3 couches de très bonne qualité
Example de parquet multicouche de basse qualité

Une alternative valable est la structure bicouche, utilisée pour les lames de taille moyenne (jusqu’à 2 mètres de longueur). Cette solution suit les mêmes procédés de production que le parquet à trois couches, mais avec une différence dans le support inférieur. Nous recommandons de choisir une couche de support en contreplaqué de bouleau de haute qualité, contre-collé pour une meilleure résistance. C’est une solution plus économique qui, si elle est achetée auprès du même fournisseur, garantit la même finition de surface esthétique. Il est possible de choisir un parquet à trois couches pour une zone de vie (par exemple, le salon) et un parquet bicouche pour une autre zone (par exemple, la chambre).

Sol stratifié

Il s’agit d’une imitation de bois fabriquée à partir de matériaux composites. Ce n’est pas du vrai bois, et cette différence peut être perçue par la vue, le toucher et le son. Malgré les meilleures imitations, le stratifié ne parviendra jamais à reproduire la matérialité et la pureté du bois. Il est abordable et facile à installer (pose flottante), mais il ne peut pas être rénové et est moins esthétique que le bois véritable.

Type de parquetCaractéristiquesInconvénients
Parquet en bois massifFabriqué entièrement en bois massif – Très durable – Nécessite ponçage et polissage – Épaisseur de 10 à 22 mmCoût élevé – Peut se fissurer ou se déformer avec le temps – Nécessite un entretien régulier
Parquet contrecolléPlusieurs couches de bois avec une couche supérieure en bois noble – Moins cher que le bois massif – Compatible avec le chauffage par le sol – Stabilité accrueVariable quality depending on layer composition – May require attention to backing materials
Sol stratifiéImitation bois à base de matériaux composites – Abordable et facile à installer (pose flottante)Pas du vrai bois – Ne peut pas être rénové – Moins esthétique que le bois véritable

Finitions et traitements

Vernis

Une couche protectrice transparente qui rend le parquet plus résistant aux rayures et aux taches. Il est facile à entretenir, car un nettoyage en surface suffit, mais le bois peut perdre une partie de sa chaleur et de son aspect naturel. Le vernis forme une barrière sur le bois, ce qui réduit la respirabilité du matériau.

Huille

Cette finition pénètre en profondeur dans le bois, nourrissant le matériau tout en préservant son aspect naturel et son toucher authentique. Contrairement au vernis, l’huile ne forme pas de film en surface, permettant au bois de respirer. Cependant, l’entretien est plus fréquent et nécessite parfois une réimprégnation du bois pour préserver son lustre. L’huile est idéale pour les intérieurs où vous souhaitez une atmosphère chaude et naturelle.

Cire

La cire est une finition traditionnelle qui donne au parquet un aspect satiné et naturel. Elle offre une protection contre l’humidité et la saleté, bien que moins résistante aux rayures que le vernis. Le parquet ciré est plus sensible à l’usure et doit être entretenu régulièrement, notamment par des applications supplémentaires de cire pour préserver son lustre. La cire permet au bois de conserver un toucher très doux et une certaine profondeur dans les couleurs. Cependant, elle peut nécessiter un entretien plus fréquent, notamment dans les zones à fort passage.

Techniques de pose

Le sous-plancher peut être composé de différents matériaux (le plus courant étant le ciment, tandis que d’autres matériaux utilisés comprennent les panneaux à base de bois, le sable, les revêtements de sol préexistants, etc.).

Le sous-plancher en ciment, d’une épaisseur minimale de 5 cm, nécessite un certain temps de durcissement et de séchage (de 15 à 90 jours), qui peut varier selon le type de ciment, l’épaisseur et les conditions du chantier. Il doit sonner plein, être homogène et avoir une épaisseur uniforme sur toute sa surface. La surface ne doit pas produire de poussière et ne doit pas présenter d’auréoles ou de taches d’humidité.

Pour préserver la longévité et l’intégrité du parquet, il est essentiel d’effectuer la pose après l’achèvement de tous les travaux de construction, dans un environnement fermé et climatisé.

Pose collée

Cette technique consiste à poser les lames de bois en les collant au support. Après avoir choisi de quel côté de la pièce commencer, procéder à la pose des premières lames en orientant la languette mâle vers le mur. À l’aide de cales d’espacement, le parquet doit être espacé du mur d’environ 8 à 11 mm sur tout le périmètre, un espace qui sera ensuite recouvert par une plinthe d’au moins 15 mm (en cas de chauffage par le sol, l’espacement des murs et une plinthe d’épaisseur suffisante sont essentiels pour permettre au bois de se dilater).

Il est conseillé de poser à sec quelques rangées de lames de bois pour faciliter l’agencement des planches, évaluer les longueurs et largeurs, et effectuer les coupes nécessaires en fin de rangées. Ensuite, réarranger les rangées pré-assemblées en les empilant dans l’ordre, juste en dehors de la zone de pose, puis étaler la colle appropriée uniformément à l’aide d’une spatule.

À ce stade, vous pouvez procéder à la pose des éléments, en veillant à ne pas salir la surface visible avec de la colle, et en utilisant des outils doux, un maillet en caoutchouc et une cale appropriée pour éviter d’endommager le chant du parquet.

Excellente solution de parquet multicouche à 2 couches avec une couche noble très épaisse

Pose flottante ou libre

La pose flottante, également appelée pose libre, consiste à poser les lames de bois sur un tapis ou sous-couche, en les collant uniquement aux joints. Ce type de pose permet à toute la surface installée de « flotter » tout en restant unie lors des ajustements naturels du bois.

Il est nécessaire de préparer le support avec un tapis en matériau expansé ou en feutre de 2 mm d’épaisseur, pour uniformiser le contact du parquet avec le sol de pose et prévenir la formation de zones à acoustique différente.

Après avoir choisi de quel côté de la pièce commencer, poser la première lame en orientant la languette femelle vers le mur. Il est recommandé d’espacer le parquet du mur à l’aide de cales d’environ 10 mm.

Pose clouée

Cette méthode est plus longue et plus coûteuse que la pose collée, et nécessite une grande expérience et dextérité. Les lames sont fixées au sol à l’aide de clous. Les lames doivent avoir une épaisseur minimale d’au moins 18 mm. Une fois le travail terminé, le parquet se distingue par des craquements caractéristiques, typiques des maisons rustiques ou en bois.

Parquet : la pose collée

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